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Changeons de modèle!

Changeons de modèle!

Embrassons le XXIème siècle!

Une page se tourne. L’économie du XXème siècle s’achève et il faut se décider à embrasser celle du XXIème.

L’économie du XXème, c’est l’économie de masse : des médias de masse, pour une consommation de masse, financée par le crédit pour tous.


Prenons l’exemple de l’automobile : l’équation était simple depuis la Ford T.


1/ Construire à grande échelle des modèles pour tous
2/ Susciter le désir de l’objet à 4 roues par des campagnes d’image dans des medias puissant touchant le plus grand nombre comme les magazines, la télévision ou la radio.
3/ Proposer des crédits populaires pour pouvoir passer du rève à la réalité (70% des voitures s’achètent à crédit)


Ce modèle est en panne pour ne pas dire qu’il est entré dans un platane!

25% de ventes de voitures en moins à la fin 2008, des médias dont les revenus publicitaires plient de 40% et des banques à genoux


Mais à y réfléchir, cette crise qui oblige à tout remettre à plat tombe plutôt bien

Qui pouvait croire que nous allions continuer longtemps de vivre à crédit à grande échelle (la preuve par le subprime)?
qui imagine qu’on contrôle internet comme l’ortf (à part les pro hadopi bien sûr)?
Et qui pense aujourd’hui que le souci écologique est une option (120 gramme de CO2 par kilomètre devient la frontière indépassable)?


Bref, les données de l’équation ont changé, reste maintenant à la résoudre!

Mais c’est ça aussi tout l’intérêt des crises et le génie du capitalisme
Relancer les dynamiques et redistribuer les cartes, sinon on continuerait à aller en calèche!





Une réponse à “Changeons de modèle!”

  1. Nicolas RUIZ Says:

    L’exemple de l’automobile est le plus pertinent dans la crise que l’on traverse mais on peut étendre votre analyse à l’ensemble de l’économie.

    Car effectivement, on arrive à la fin d’un cycle, celui qui a commencé dans les années 1980.

    Je m’explique : après la guerre, il fallait tout reconstruire, les 30 glorieuses étaient là, le pouvoir d’achat au rendez-vous et l’endettement inexistant dans les ménages : il y avait de l’emploi, et surtout,tout à inventer (les hypermarchés, l’industrialisation etc…) L’inflation n’existait pas, au contraire, et tout le monde était vraiment heureux (certains d’entre nous ont vécu les années Pompidou notamment).

    Puis sont arrivées les années 80 et ce que certains appellent les 30 piteuses : inflation énormissime, chômage de masse, salaires stagnants, mais l’innovation technologique et les produits nouveaux sont toujours là. Les gens font appel aux crédits et à cette merveilleuse invention qu’est le crédit à la consommation pour satisfaire à ces nouveaux produits.
    Depuis les années 80, en effet, les gens dépensent l’argent qu’ils n’ont pas. Le taux d’endettement explose d’abord aux USA puis dans le reste du monde, comme en France. Aux USA, dans les années 2000, le taux d’endettement (130%) était supérieur à ce que gagné les américains !
    Dans tous les pays développés on a pu voir le même phénomène, la France s’est réveillée très tard à cette réalité (on a beaucoup épargné, car on a connu la guerre sur notre territoire) et notre taux d’endettement moyen n’est « que » de 70% en 2009.

    En fait, les gens ont fait évoluer leur pouvoir d’achat alors que les salaires stagnaient grâce au crédit. Cela a marché 20 ans, les banquiers penseraient que cela en durerai 1000 mais il est évident que la cassure allait arriver à un moment ou à un autre.

    En effet, même si l’INSEE nous dit que les prix augmentent peu, ce sont les charges fixes qui augmentent. En 1999, personne n’avait pas de forfait mobile à 30 euros/mois, pas d’Internet, pas d’ordinateurs et pas de télévisions écrans plats… Car même si le prix des LCD baissent, cela reste plus cher qu’une TV cathodique. On s’est inventé donc des dépenses, des nouveaux besoins.

    De visu, vous avez du voir ça : personnellement, j’étais très étonné quand des amis sont partis en vacances à crédit ! Incroyable ! Des gens partent en vacances et vont travailler ensuite une année pour des vacances déjà passées ! Ça m’avait scié.

    Je me souviens aussi de l’époque où quand on allait acheter une automobile à 25 000 euros, on négociait la climatisation gratuite en plus.

    Aujourd’hui, on assiste à un retournement : les gens ne veulent pas d’une voiture suréquipée qui leur coûte très chère en entretien, ils veulent une voiture à moins de 10 000 euros.

    Plus techniquement, les gens se rendent compte que des produits suréquipés ne servent à rien et que des objets avant tout utiles, pratiques et pas chers leur suffisent. On rejoint le mode de pensée des « geeks » en moins accéléré : il y a une époque où ils dépensent des sommes folles en changeant de matériels tous les mois jusqu’au jour où ils prennent conscience que ca ne sert à rien et finalement, se « fixent » sur une machine sans en changer.

    Je pense donc qu’on est train de finir l’ère de l’hyperconsommation et qu’on arrive à une consommation plus raisonné. Je pense clairement que les plans de relance des différents états ne servent à rien car ils tentent de remettre en marche le modèle précédent, qui disparait, et c’est le consommateur qui en a décidé ainsi.

    J’ai des exemples d’amis autour de moi qui ont des business en train de tomber car ils proposent une offre de cette génération. C’est assez criant. Et le fait que les hypermarchés perdent du terrain au profit des supérettes cette année montre également que la période de l’hyperchoix est terminé.

    En ce qui concerne l’automobile, on assiste à un effondrement du même type que la sidérurgie en France à la fin des années 1970. Le parallèle est étonnant. Cependant, cela va plus loin dans le sens où l’état impose un grenelle de l’environnement qui « condamne » les gros gabarits alors que la production de voitures petites et légères a été délocalisé depuis longtemps, étant donné les marges plus faibles. On ne fabrique plus que des grosses berlines en France, et leur grenelle condamne nos emplois nationaux. D’un autre côté, l’état tente de relancer l’industrie française en injectant massivement de l’argent… Bref, un état schizophrène. On se rend compte que la consommation, à long terme, c’est mal, mais en période de crise, on n’a que ça pour nous sauver… Pour conclure, la consommation s’apparente à une drogue : on s’y habitue, cela nous plait au début, mais les effets pervers apparaissent peu à peu.

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