Année 2008: la note salée de la crise financière
Posted on: décembre 31, 2008No comments yet
Crise des subprimes, faillite de grandes banques américaines, places boursières en panique, plans de sauvetages en tous genres, nationalisations partielles…En 2008, l’actualité de la crise a monopolisé les gros titres des journaux et des médias. Elle a surtout obligé les États à sortir de leurs tiroirs-caisses des sommes astronomiques pour échapper à la récession.
Le quotidien Times fait un état des lieux:
1) 500 milliards de livres: c’est l’argent que le gouvernement de Gordon Brown a déboursé pour sauver le système bancaire anglo-saxon, qui incluait une nationalisation partielle de Lloyds TSB, HBOS et Royal Bank of Scotland (RBS).
2) 20 milliards de livres représente l’argent des contribuables anglo-saxons directement reversé dans les coffres de La RBS, presque la moitié des revenus des cinq patrons des cinq principales banques anglaises (50 milliards de livres).
3) 2,5 millions de livres est la part que la banque Llodys TSB, a dépensé pour sa soirée de Noël, tandis que les ménages participaient au plan de sauvetage à hauteur de 5,5 milliards de livres.
Du côté des États-Unis, CNN dresse un tableau chiffré:
4) 700 milliards de dollars: c’est le budget prévu par le Plan Paulson pour secourir les banques américaines.
5)168 milliards de dollars: le 13 février, Georges Bush proposait seulement 1/7 du « New Deal » du nouveau président Obama.
6) 777 points: Le chiffre 7 ne porte pas toujours bonheur. Après l’annonce du plan Paulson, le Dow Jones plonge de 777 points, sa plus forte baisse jamais réalisée en une journée.
7) 2,9 milliards de dollars est le chèque qu’a encaissé le célèbre manager et milliardaire de Hedge Funds, George Soros. Les 2,9 milliards auraient servi à annuler les dettes de 300 000 américains.
/8) 52 000 dollars représente le cash perdu chaque minute par le géant automobile General Motors, soit 74 millions de dollars dans une seule journée.
Money Control retient quant à elle deux statistiques globales:
9) En octobre 2008, les banques centrales s’accordent sur une baisse coordonnée de leurs taux d’intérêts directeurs: de 3,75 % à 3,50 % pour la FED, à 1,50 % pour la BCE et à 0,1 % pour la Banque du Japon.
10) 1 800 milliards de dollars: il s’agit de l’addition finale de la crise. soit un peu près le double du PIB de l’ensemble des pays d’Afrique en 2007 (817,5 milliards de dollars) et à leurs dettes cumulées de 256,2 millions de dollars.

