Fiat et Chrysler annonce une alliance stratégique dans laquelle le constructeur italien prendrait 35% du capital du géant américain
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En pleine crise, il s'agit du mariage clé dans le paysage automobile américain. En échange de l'accès de Chrysler à la technologie de son concurrent, Fiat ne déboursera pas un sou dans les caisses du constructeur américain pour acquérir les 35%, déclare USA Today.
Le partenariat est une opportunité pour Chrylser, explique le Directeur général de la firme américaine, Bob Nardelli. Le petit dernier de Détroit survit grâce aux 4 milliards de dollars injectés par le Trésor américain début janvier. Selon Detroit Free News, Chrysler espère renforcer sa marque en Europe et miser sur les avancées de Fiat dans les véhicules propres et les moteurs moins gourmands.
A l'inverse, Fiat entend faire son coming-back sur le marché américain. La société de Sergio Marchionne, après son divorce avec General Motors en 2005, espère ramener ses deux marques phares sur le devant de la scène: la Fiat 500 mini et l'Alfa Romeo.
Les risques pour les deux partis semblent minimes, assure Himanshu Patel, analyste du secteur automobile chez JP Morgan. D'autant que les prévisions sur le marché restent moroses. D'après USA Today, les ventes d'automobiles aux États-Unis ont chuté de 18% l'an dernier et pourraient s"effondrer de 22% en 2009.
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Tout un symbole. Le géant automobile japonais nomme Akio Toyoda, petit-fils du fondateur historique Shoichiro Toyoda, à la tête de l'empire
La famille, c'est sacré. Le constructeur japonais mise sur un membre du clan Toyota pour tenir les rênes de la société. Actuellement vice-président, Toyoda, 52 ans, prendra le fauteuil de Katsuaki Watanabe dès le mois de juin, annonce The Standard Hong Kong.
Toyoda hérite d'une situation financière sensible au sein de Toyota. Sur l'exercice en cours 2008-2009, la société prévoit sa première perte d'exploitation sur les 71 dernières années. Quant aux ventes de voitures, elles ont chuté de 4% avec 8 972 millions de véhicules vendus, précise The Guardian.
Le marché automobile est toujours sur la corde raide. Pénalisé par un yen fort, Toyota est en plus confronté à l'effondrement de ses ventes sur son principal marché, les États-Unis. D'après Bloomberg, le chiffre d'affaires a dégringolé de 13% l'année précédente, rien que sur cette zone. Au final, la firme a stoppé temporairement sa production et prévoit un licenciement massif d'au moins 5 000 travailleurs à temps partiels.
Toyoda pourrait redonner du cœur au ventre dans ce vent de panique, déclare Hitoshi Yamamoto, expert au sein de Fortis Asset Management Japan.Après des études de droit, Akio Toyoda obtient un MBA au Babson College en 1982. Bilingue anglais, il rejoint Toyota deux ans plus tard. Il participe avec succès au projet G-Book et devient vice-président de la joint venture de Toyota avec General Motors en 1 998, détaille Bloomberg.
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Richemont, le numéro un mondial de la joaillerie de luxe, accuse de fortes baisses en fin d’année 2008.
Selon The Wall Street Journal, la Compagnie Financière Richemont communique ce lundi une chute des ventes de 7% entre octobre et décembre 2008. D'après Market Watch, le chiffre d’affaires du mois de décembre reculerait même de 12% et jusqu’à -24% aux États-Unis. Les prévisions annuelles de baisse établies à 7% sont largement dépassées.
Le groupe, qui voit habituellement en noël l’époque la plus lucrative de l’année, a pris la crise de plein fouet. Le chiffre d’affaires du dernier trimestre s’est difficilement hissé à 1,55 milliards d’euros en 2008, contre 1,67 milliards sur la même période l’année précédente.
Les dirigeants de Richemont, dont les propos sont relayés par Bloomberg, ont déclaré qu’ils affrontaient le contexte commercial le plus dur depuis la création du groupe, il y a 20 ans. Ils ajoutent, selon l’agence Reuters, qu’ils ne voient pas de raison d’être optimistes et n’attendent pas de reprise significative du marché dans un avenir proche.
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Le milliardaire et magnat des télécoms mexicain Carlos Slim a annoncé samedi un investissement de plusieurs milliards de dollars à destination du New York Times
Classé dans le magazine Forbes deuxième plus grande fortune au monde avec 60 milliards de dollars, Carlos Slim viendrait en renfort du célèbre journal de la huitième avenue. En pourparlers, il effectuerait une injection via l'achat d'actions préférentielles, des titres sans droit de vote qui offrent une rémunération supérieure à celle d'actions classiques, explique Business Week.
Ce scénario, qui verrait Slim s'attribuer un dividende spécial d'environ 10%, est bien accueilli par la communauté de spécialistes, qui suivent la "maison" depuis sa création il y a 157 ans, précise le site Reuters.
Déjà quatrième actionnaire du journal à 6,4% en septembre, Slim préserve le monopole de la famille Ochs-Sulzberger, propriétaire historique du journal considéré comme la première marque de presse aux États-Unis.
En novembre dernier, celle-ci avait réduit ses dividendes de trois quarts afin d'économiser ses liquidités. Selon Reuters, le journal avait même annoncé un mois après l'hypothèque de son siège de Manhattan à hauteur de 225 millions de dollars. Aujourd'hui, le groupe présente un crédit de 400 millions de dollars qui expire en mai 2009.
A 68 ans, Carlos Slim détient America Movil et Telmex, respectivement numéro un sur la téléphonie mobile et fixe en Amérique Latine. Slim tisse déjà sa toile autour de la presse. En mai dernier, il a acquit 1% dans la maison mère du journal anglo-saxon, Independent News&Media. D'après Reuters, Carlos Slim prévoierait un investissement supplémentaire de 250 millions de dollars pour le New York Times.
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Les IDE (Investissements directs à l'étranger) ont atteint un niveau record de 92,4 milliards de dollars en Chine en 2008, a annoncé hier le Ministère du Commerce Chinois.
Même en période de crise mondiale, la Chine séduit les investisseurs étrangers. L'année dernière, les IDE ont augmenté de 23,58%; sur le seul mois de décembre, la croissance a même atteint un pic de 6 milliards de dollars, annonce China Knowledge.
Le "stimulus" du gouvernement chinois de 4 000 milliards de yuans, soit 455 milliards d'euros (cf. Le commerce chinois en berne) a, en effet, rassuré les investisseurs. Malgré le ralentissement économique mondial, les économistes tablent sur une croissance de 8% pour 2009, explique le Malaysia Star.
C'est le secteur des services qui a attiré le plus d'investissements. Il rapporte à lui seul 74,4 milliards de dollars, un chiffre en hausse de 16% par rapport à l'année précédente. Dans ce contexte, Yao Jian, porte-parole du Ministère Chinois, prévoit des mesures supplémentaires en faveur de l'industrie et des ménages afin de renforcer la croissance interne chinoise, précise le Malaysia Star.
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Le PDG d'Apple, Steve Jobs, sera en arrêt maladie jusqu'au mois de juin 2009. L'annonce intervient comme un électrochoc dans le secteur des technologies et fait fléchir l'action de la firme à la pomme.
Le fabricant de l'Iphone et de l'Ipod devra se passer de Jobs. Après avoir rassuré les investisseurs sur son état de santé le 5 janvier dernier, le chef du géant informatique a finalement décidé de prendre un congé prolongé de 6 mois.
La réaction des marchés ne s'est pas faite attendre, explique Market Watch. L'action Apple a chuté de 10% pour clôturer à 79,89 dollars ce mercredi. Peu avant la déclaration de Steve Jobs, le Nasdaq avait déjà anticipé les rumeurs sur la santé du co-fondateur de la firme et annoncé la suspension de la cotation du cours. Après la reprise, l'action s'échangeait à 77 dollars contre 85,33 dollars à la clôture mardi dernier.
Malgré ces chiffres, les analystes restent confiants sur la santé de la société. Selon Market Watch, Van Baker, analyste chez Gartner Inc, ne prévoit aucun bouleversement dans le fonctionnement de l'entreprise. Seul point noir, le marché s'attend à ce que Steve Jobs ne revienne pas à Apple, explique Charles Wolf, analyste de Needhan&Company sur BBC News.
Le PDG d'Apple avait déjà abandonné le fauteuil de la société en 2004 pendant une durée de six mois, du fait d'un cancer du pancréas. En attendant, Tim Cook, qui pilote les opérations de la firme, fera office de "nouveau directeur".
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La banque américaine Morgan Stanley annonce s'être mise d'accord avec son concurrent Citigroup pour fusionner leurs activités de courtage pour les particuliers. Morgan Stanley a mis sur la table 2,7 milliards de dollars.
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L'affaire est dans le sac. La nouvelle société d'intermédiation financière, baptisée Morgan Stanley Smith Barney, regroupera plus de 20 390 courtiers et représentera 1 700 milliards d'actifs sous-gestion. Elle devient la plus grande entreprise sur le marché, juste devant Bank Of America.
En position majoritaire avec 51% du capital, Morgan Stanley prévoit à terme une option afin d' augmenter cette part de 14% après trois ans et de 15% supplémentaire l'année suivante. De son côté, Citigroup prévoit de céder des actifs non stratégiques dans le but lever de l'argent et d'isoler des actifs toxiques estimés à 600 milliards de dollars. Selon Reuters, le groupe entend créer deux entités : une "bonne banque" et "une "mauvaise banque".
Citigroup souhaite ainsi mettre fin au "supermarché financier" qui lui avait coûté 20,3 milliards de dollars en septembre 2008, annonce Reuters. La banque avait reçu 45 milliards dans le cadre du plan de sauvetage américain, le Tarp (Troubled Asset Relief Program), sur le dernier trimestre. Morgan Stanley, qui avait perdu 70% de sa valeur, avait reçu quant à elle 10 milliards du Trésor en octobre.
Grâce à l'alliance, les deux banques feraient une économie de 1,1 milliard de dollars sur 18 mois, soit 15% de leurs dépenses. Bloomberg estime que l'opération permettra une plus-value nette de 5,8 milliards de dollars et un gain de 6,5 milliards sur les actifs tangibles de Citigroup.
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Il s'agit du plus fort déclin depuis 1999. Les exportations chinoises ont reculé de -2,8% en un an. En même temps, les importations diminuent de -21,3% sur l'année; c'est le signe d'un ralentissement économique intérieur.
C'est un des piliers de l'économie chinoise. Pourtant, pour le deuxième mois consécutif après novembre, les exportations enregistrent une chute de -3,3% pour s'élever à 111,2 milliards de dollars. Les importations ne font pas mieux: elles fléchissent de -3,6% à 72,2 milliards de dollars, annonce China Daily.
Confronté à la crise mondiale, la Chine a vu ses premières fermetures d'usines dès la fin octobre 2008. Dès lors, les exportations de la quatrième économie mondiale affichaient ses premiers signes de faiblesse. Pour ajouter aux difficultés des exportateurs, le Yuan a été surévalué par rapport à la devise américaine (1Yen=0,011$). Cela a pénalisé les sociétés qui vendent en dollars et paient leurs salaires en monnaie locale, détaille The Associated Press.
Du côté des importations, la chute s'expliquerait en grande partie par la baisse du prix du pétrole et des matières premières. La demande interne n'est pas en reste: les ventes de voitures, d'acier, entre autres, ont largement reculé au mois de décembre dernier.
Selon The Associated Press, Beijing avait annoncé au dernier trimestre un plan de relance budgétaire de 4 000 milliards de yuans (455 milliards d'euros) pour booster la consommation chinoise. Le premier ministre, Wen Jiabao, promet d'autres mesures d'ici à l'horizon 2010.
Même si les experts de JP Morgan prédisent une croissance négative en 2009, la Chine reste un partenaire privilégié de l'Europe et des États-Unis. En 2008, les échanges bilatéraux entre l'Europe et la Chine atteignaient 425,5 milliards de dollars, précise China Daily.
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Les chasseurs de tête de Yahoo! se démènent pour trouver leur prochain "big boss". Carol Bartz, ancienne CEO d'Autodesk, figure dans la liste des favoris.
Qui succédera au fauteuil de Jerry Yang? Trois prétendants sont inscrits dans la liste des candidats potentiels au siège de Yahoo!.
Sue Decker, numéro "deux" de la firme, est la première dans la course. D'après CNET News, la nomination de Decker serait bien vue par le géant Microsoft. Decker avait soutenu "dur comme fer" la position de Yang dans le feuilleton de l'OPA ratée du géant informatique pour 44,6 milliards de dollars.
En externe, seul Arun Sarin, ex-de Vodafone, fait face à Carol Bartz. Mais Sarin fait taire les rumeurs: ce dernier aurait refusé la proposition de la firme. Sarin est considéré comme un artisan de la "success story" de la société britannique. Selon CNET News, il aurait pu donner un coup de pouce à Yahoo! dans sa tentative d'acquisition de l'activité "search" de l'opérateur américain Verizon.
Au final, Bartz, 60 ans, reste la plus citée pour succéder à Jerry Yang. Figure très appréciée à la Silicon Valley, Carol Bartz a occupé plusieurs postes chez Digital, GM et Sun. Elle rejoint Autodesk en 1992 en tant que CEO et participe au succès de la société, explique le Silicon Alley Insider. En 2008, Autodesk affiche 2,1 milliards de chiffre d'affaires en 2008, un record.
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Un nouveau nom s'ajoute à la liste des entreprises qui opèrent des plans de licenciements. Le groupe chinois Lenovo, quatrième constructeur d'ordinateurs personnels mondial, a annoncé hier la réduction de 11 % de ses effectifs, soit 2 500 emplois en moins dans le monde. Le constructeur entend aussi diminuer de -30% à -50% les primes de ses cadres.
Pris dans la vague de ventes de PC en chute libre, le groupe, qui clôt son exercice à fin mars, anticipe des pertes significatives sur le quatrième trimestre 2008. Au troisième trimestre, le géant chinois avait déjà enregistré une baisse de 78% de son résultat net pour atteindre 23 millions de dollars. La marge d'exploitation est tombée de 14,1% à 12,6% entre septembre et la fin décembre 2008, précise le Financial Times.
Le groupe entend reporter les pertes de son troisième trimestre fiscal. D'après The Wall Street Journal, l'objectif est d'économiser 300 millions de dollars d'ici à mars 2010. A court terme, le plan coûterait presque 150 millions. Pour amortir ces coûts, Lenovo envisage de fusionner ses unités de production en Chine et sur la zone Asie-Pacifique, explique The Wall Street Journal.
Pour autant, les investisseurs et les analystes restent sceptiques. Les premiers constatent le semi-échec de la firme sur les marchés étrangers, qui inclut les États-Unis. Bryan Ma, un industriel du centre de recherche d'IDC Singapour, ajoute que la marque peine à gagner ses galons sur le marché local, face à des concurrents comme Hewlett-Packard Co. et Dell Inc.
Lenovo a vu ses actions plonger de 26 % à Hong-Kong hier à 1,91HK$ (25 centimes de dollars), annonce China Daily; les analystes de JP Morgan Chase à Hong-Kong restent donc sur la réserve.
Selon The Wall Street Journal, le constructeur aurait des velléités de fusion avec le brésilien Positivo Informatica SA pour 968 millions de dollars, après l'acquisition d'IBM en 2005.
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